Clavier Arabe Phonétique
Le clavier arabe phonétique : tapez les sons en lettres latines — salam devient سلام, chams devient شمس — sans connaître la disposition arabe. Compatible AZERTY, codes arabizi 3/7/9 compris, puis Copier. Gratuit.
Mis à jour : août 2026
Réponse rapide : un clavier arabe phonétique convertit les sons que vous tapez en lettres latines vers l’écriture arabe : salam → سلام, kitab → كتاب. C’est le mode déjà actif ci-dessus : tapez un mot, espace, il devient arabe. Idéal si vous ne connaissez pas la disposition du clavier arabe.
Comment fonctionne la saisie phonétique
Vous écrivez le mot comme il se prononce, avec vos touches habituelles (AZERTY ou QWERTY). À l’espace, l’outil applique la table de correspondance et affiche l’arabe. Les digrammes français sont compris : ch → ش, ou → و, kh → خ, gh → غ, th → ث, dh → ذ. Essayez : choukran → شكران.
Table de correspondance phonétique → arabe
| Vous tapez | Arabe | Exemple |
|---|---|---|
| b, t, d, r, z, s, f, k, l, m, n, h, w, y | ب ت د ر ز س ف ك ل م ن ه و ي | kitab → كتاب |
| ch / sh | ش | chams → شمس |
| kh | خ | khobz → خبز |
| gh | غ | ghali → غالي |
| th / dh | ث / ذ | thalatha → ثلاثة |
| aa / ou / ee | ا / و / ي | noor → نور |
| q | ق | qalam → قلم |
| j / dj | ج | djamel → جمل |
Les chiffres 3, 7, 9 : l’arabizi intégré
Les lettres arabes sans équivalent latin se tapent avec des chiffres, comme dans les SMS du Maghreb : 3 = ع (3arabi → عربي), 7 = ح (7abibi → حبيبي), 9 = ص, 2 = ء, 5 = خ, 6 = ط, 8 = ق. La page franco-arabe (arabizi) détaille tout le code avec exemples.
Phonétique ou disposition arabe : que choisir ?
| Phonétique | Disposition arabe | |
|---|---|---|
| Apprentissage | Aucun — tapez les sons | Mémoriser 28 positions |
| Vitesse débutant | Rapide immédiatement | Lente au début |
| Vitesse expert | Bonne | Excellente |
| Pour qui | Francophones, diaspora, usage occasionnel | Arabophones quotidiens |
Les deux modes sont sur cette page : boutons « Clavier Arabe » / « Translittération » au-dessus de la zone de texte. En anglais, voyez english to Arabic typing.
Ressources
- L’écriture arabe — Omniglot
- Pilier : Clavier Arabe · Voir aussi : Clavier arabe AZERTY, Clavier Darija
Des exemples concrets, du plus simple au plus piégeux
Le principe se comprend en trois lignes ; ce sont les cas particuliers qui font perdre du temps. Voici les vôtres, dans l’ordre où vous allez les rencontrer.
Les mots qui marchent du premier coup. salam donne سلام, kitab donne كتاب, madrasa donne مدرسة. Tant que chaque son existe en français, la saisie phonétique ne se trompe pas.

Les sons qui n’existent pas en français. C’est là que les chiffres entrent en jeu. 3 pour ع, 7 pour ح, 9 pour ق, 5 pour خ, 2 pour la hamza. 3arabi donne عربي ; arabi donne autre chose.
Le piège du chiffre. Écrivez 3 livres et le 3 sera lu comme ع. Dans un texte en saisie phonétique, les chiffres sont des lettres. Si vous voulez un vrai nombre, ajoutez-le après la conversion.
Le piège des voyelles longues. salam et salaam ne donnent pas la même chose, et c’est voulu : la voyelle longue existe en arabe et change le mot. Doublez la voyelle quand vous l’entendez tenue.
Et le piège du ch. En français ch se prononce comme le ش arabe ; en anglais il se prononce autrement. Selon la table utilisée, chams peut donner شمس ou une approximation. En cas de doute, regardez le résultat plutôt que la règle.
Cinq erreurs fréquentes avec la saisie phonétique
Aucune des cinq ne vient réellement de l’outil.
1. Écrire le mot français au lieu du son. La saisie phonétique convertit une prononciation, pas une orthographe. Les lettres muettes du français n’ont rien à devenir en arabe : écrivez ce que vous entendez.

2. Ignorer les chiffres. Beaucoup ne les apprennent jamais et concluent que la conversion est imprécise. Les chiffres sont la précision : ils couvrent exactement les sons que l’alphabet latin ne sait pas écrire.
3. Croire que c’est une traduction. Taper bonjour donne bonjour écrit en lettres arabes, pas صباح الخير. L’alphabet change, la langue non. C’est le malentendu le plus fréquent.
4. Mélanger les deux modes. La moitié des mots tapés au son et l’autre moitié cliqués sur la disposition arabe produit une orthographe incohérente du même son. Choisissez un mode par message.
5. Juger le résultat lettre par lettre. Un mot n’est terminé qu’à l’espace : vérifier après chaque touche fait paraître faux un résultat correct, parce que les lettres arabes changent de forme en se liant.
Sur téléphone : ce qui change vraiment
La majorité de l’arabe écrit aujourd’hui l’est au pouce, et la saisie phonétique y prend une autre forme.
Gboard le propose nativement. Sur Android, Paramètres, Système, Langues et saisie, Clavier virtuel, Gboard, Langues, puis « Arabe (translittération) ». Vous écrivez salam en lettres latines et l’arabe apparaît — exactement le même principe que cette page, intégré au système.

Sur iPhone, ce mode n’existe pas. Le clavier arabe d’iOS est la disposition arabe standard, sans saisie au son. C’est la raison principale pour laquelle les utilisateurs d’iPhone arrivent sur une page comme celle-ci : le navigateur fait ce que le système ne fait pas.
Deux conséquences pratiques. Ce que vous apprenez ici se transfère à Gboard sans effort, puisque le code est le même. Et sur iPhone, la solution durable reste d’apprendre la disposition arabe standard — ou de garder cette page dans un onglet, ce qui ne coûte rien.
Darija, égyptien, levantin : la saisie au son les gère mieux
C’est l’avantage le moins connu et le plus réel. Les dialectes arabes ont des sons et des mots que la disposition standard n’a jamais été pensée pour écrire.
La disposition arabe classique a été conçue pour l’arabe littéraire. Le darija marocain, l’égyptien et le levantin s’écrivent surtout à l’oral, entre proches, sur des messageries — et c’est précisément le terrain de la saisie au son, qui a été inventée par les gens qui parlent ces dialectes.

Le G dur en est l’exemple parfait. Le darija en est plein — gals, gadi — et l’arabe standard n’a pas ce son. À l’écrit on voit گ, ڨ, ou simplement ق parce que c’est ce qui se trouve sous la main.
Il n’existe aucune orthographe officielle pour ces dialectes, et c’est pour cette raison qu’un outil de saisie au son doit rester tolérant : il ne peut pas imposer une norme qui n’existe pas. Écrivez comme vous prononcez, gardez la même graphie dans un même message, et le lecteur suivra sans effort.
Si vous écrivez surtout en darija, la page clavier darija reprend la même mécanique avec la table maghrébine, et le convertisseur de translittération travaille dans les deux sens si vous avez besoin de repasser de l’arabe au latin.
Apprendre à lire l’arabe en tapant au son
C’est l’usage dont personne ne parle et le plus rentable. Vous voyez le latin et l’arabe côte à côte à chaque mot : une fiche de révision que vous n’avez pas eu à fabriquer.
Lire l’arabe est difficile au début pour une raison précise : les lettres changent de forme selon leur place dans le mot. Le ع appris dans un tableau ne ressemble pas au ـعـ au milieu d’un mot. Les tableaux enseignent les formes isolées ; les vrais textes sont attachés.

Taper règle cela, parce que vous produisez des mots attachés dès la première minute. Une méthode qui marche, dix minutes par jour.
Semaine 1 — vos propres mots. Tapez les vingt mots que vous dites le plus : salutations, famille, nourriture, votre ville. Lisez la sortie arabe à voix haute. N’ajoutez rien tant que vous ne les reconnaissez pas sans regarder la ligne latine.
Semaine 2 — cachez l’entrée. Tapez un mot, puis regardez seulement l’arabe et essayez de le dire avant de vérifier. C’est l’étape qui transforme la reconnaissance en lecture. Vous vous tromperez d’abord sur les emphatiques : tout le monde s’y trompe.
Semaine 3 — à l’envers. Prenez un texte arabe court — une légende, un commentaire, un titre — et tapez au son ce que vous croyez qu’il dit. Si votre sortie correspond à l’original, vous avez bien lu. Sinon, la différence vous montre exactement quelle lettre vous avez mal lue.
Trois semaines ne rendent personne bilingue. Ce qu’elles font de façon fiable, c’est vous faire passer le stade où l’arabe ressemble à de la décoration. Le piège à éviter est de rester en semaine 1 pendant des mois : on peut taper de l’arabe pendant des années sans jamais lire un panneau.
Ce que la saisie au son ne peut pas faire
Un outil honnête dit où il s’arrête. Voici les cinq limites réelles, et ce qu’il faut utiliser à la place dans chaque cas.
1. Deviner les emphatiques sans les chiffres. L’arabe distingue س de ص et ت de ط ; le français écrit les deux avec la même lettre. Sans le chiffre correspondant, la conversion choisit la forme la plus courante — souvent juste, jamais garantie. C’est la limite principale, et elle se contourne entièrement en apprenant cinq chiffres.

2. Mettre les harakat toute seule. Les voyelles brèves ne s’écrivent pas en arabe courant, et les deviner demande de comprendre la phrase. Aucune conversion automatique ne le fait de façon fiable. Si vous avez besoin d’un texte vocalisé — un texte pour enfant, un poème, une leçon — ajoutez les marques vous-même avec le clavier avec harakat.
3. Choisir la bonne hamza. أ, إ, ؤ, ئ se prononcent presque pareil et dépendent des voyelles autour. Une conversion au son ne peut pas trancher toute seule, et une hamza fausse produit un mot que personne ne retrouvera en recherche.
4. Traiter les noms propres. Un prénom n’a pas une seule graphie correcte, et pour un document officiel c’est la graphie déjà existante qui compte, pas la plus jolie. Pour un nom, passez par la page dédiée et faites vérifier le résultat.
5. Produire de l’orthographe coranique. Les signes de récitation, les lettres surajoutées et les variantes de lecture forment un système à part. Copiez un texte coranique depuis une source vérifiée, ne le retapez jamais.
Aucune de ces cinq limites n’est un défaut de l’outil : ce sont des propriétés de l’arabe, et tous les convertisseurs les partagent. Ce qui change d’un outil à l’autre, c’est de le dire ou pas.
La règle pratique qui découle de tout cela tient en une phrase : produisez le texte ici, puis relisez l’arabe avant de l’envoyer. Si vous lisez l’alphabet même lentement, vous attraperez la lettre sur vingt qui est passée à côté. Si vous ne le lisez pas du tout, gardez la sortie pour un usage informel et faites vérifier tout ce qui est officiel par quelqu’un qui lit l’arabe.
Coller le résultat sans le casser
Le texte sort correct de la page et arrive parfois abîmé à destination. Trois causes, trois corrections, et aucune ne consiste à retaper.
Les lettres ne se collent pas. Vous voyez م ر ح ب ا au lieu de مرحبا. C’est la police du logiciel d’arrivée. Photoshop, Illustrator et certains éditeurs PDF posent les lettres une par une tant qu’on n’active pas leurs options de texte « Moyen-Orient ». Choisissez Amiri, Noto Naskh Arabic ou Arial.
Le texte s’affiche à l’envers. Le contenu est bon, l’affichage est en gauche-à-droite. Dans Word, Ctrl + Maj droite passe le paragraphe en droite-à-gauche ; sur une page web, dir="rtl" suffit. Ne retapez jamais la phrase « à l’endroit » : vous casseriez l’ordre réel des lettres et le résultat serait illisible pour un arabophone tout en paraissant correct à l’écran.
Le nombre saute du mauvais côté. Une phrase arabe contenant un chiffre ou un mot latin voit ces éléments rester en gauche-à-droite. C’est le comportement normal de l’algorithme bidirectionnel, pas une erreur.
Un réflexe qui évite la moitié de ces situations : rédigez tout le passage arabe ici, vérifiez-le à l’écran, puis collez-le en une seule fois dans le document final. Vous réglez la police et le sens une fois, au lieu de vous battre ligne par ligne.
Et pour un envoi PDF : incorporez la police au moment de l’export. Sans incorporation, le fichier est correct chez vous et cassé chez le destinataire, dont le lecteur choisit une police de remplacement incapable de lier les lettres.
Un test de trente secondes avant de vous engager sur un document : collez مرحبا dans le logiciel visé et regardez si les lettres se touchent. Si oui, la police convient pour tout le reste de ce que vous écrirez. Si non, changez de police avant d’écrire mille mots, pas après.
Dernier point sur le presse-papiers, parce qu’il surprend : certains éditeurs collent en « texte enrichi » et emportent avec eux la police d’origine. Si le résultat s’affiche mal, essayez un collage sans mise en forme (Ctrl + Maj + V dans la plupart des logiciels) — vous récupérez le texte nu, et la police du document s’applique proprement.
Questions fréquentes
C’est quoi un clavier arabe phonétique ?
Vous tapez les sons en lettres latines (salam), l’outil écrit l’arabe (سلام).
Comment taper خ, غ, ش ?
kh, gh, ch — ou les chiffres 5, 3′, et ch. Table complète ci-dessus.
Différence avec le clavier normal ?
Le normal = disposition physique arabe ; le phonétique = conversion des sons. Les deux sont ici.
Sur AZERTY ?
Oui, vos touches françaises habituelles suffisent.
Et les harakat ?
Panneau harakat en un clic — voir aussi le clavier avec harakat.